Samedi après-midi dernier, j’ai descendu la côte Sherbrooke pour me diriger vers les Jardins Gamelin. Au loin déjà, j’entendais la musique aux influences des années 50 et j’apercevais un décor qui avait pris d’assaut le parc Émilie Gamelin pour la fin de semaine.

Une fois sur le site, j’ai eu la chance d’être accueillie par Miki Trudel, qui a construit tout un menu dégustation pour l’occasion de La Cuvée d’été. Passionnée par le domaine de la bière et les arômes s’y rapportant, impliquée dans la réussite de l’événement et, surtout, très chaleureuse et accessible, Miki a pris le temps de me faire visiter l’endroit et de me présenter ses bières favorites et ses incontournables pour l’occasion. Ses conseils ont d’ailleurs guidé mes choix de dégustations pour le reste de l’après-midi. Mais, avant toute chose, Miki a pris soin de remplir mon verre. Pour partir le bal, j’ai pu goûter à la California du Trèfle noir.

J’ai pris le temps d’explorer le site, qui a été brillamment réfléchi et conçu; à l’ouest, le bar-terrasse St-Ambroise, où chaises et tables meublaient l’endroit, à l’est, la scène pour les spectacles musicaux, au centre, un bar 360º campé dans des conteneurs (où l’on retrouve le menu bière élaboré par Miki) et tout autour, les différents artisans dont cinq microbrasseries (L’Espace public, Helm microbrasserie, Broue pub brouhaha, Les trois mousquetaires et Saint-Bock), une cidrerie (Domaine de Lavoie), un bar à cocktails (présenté par Alambika) et quelques haltes bouffe (Dirty dogs, Crémy pâtisserie, Pas d’cochon dans mon salon, La queue du diable), d’où émanaient de bonnes odeurs.

Et à 16 h, la foule s’est rassemblée dès les premiers accords de contrebasse. Le groupe The Hellbound Hepcat a attiré des gens de tous les âges et même quelques danseurs de swing. Du bon rockabilly en plein cœur de l’après-midi! Une scène (littéralement!) de pur bonheur où les années 50 ont rencontré le nouveau millénaire!

Je pense que c’est durant l’effervescence du spectacle que j’ai réalisé que le décor de l’événement s’agençait aussi bien à la musique. Les lettres des différentes enseignes de La Cuvée d’été avaient soigneusement été pensées pour concorder avec les installations des Jardins Gamelin. Les serveurs étaient tous vêtus d’un pantalon noir, jupe pour certaines, et d’une chemise blanche. Et leur costume était souvent agrémenté d’un joli nœud papillon, de bretelles de pantalon et même d’un bandeau de style pin-up pour les filles. Aucun détail n’a été laissé au hasard. Il faut d’ailleurs rappeler que la thématique des années 50 avait été exploitée lors de La Cuvée d’hiver et qu’on a voulu créer une continuité lors de l’événement d’été.

Et à l’issue de cet après-midi haut en ambiance, en musique et en découvertes, la journée a tranquillement cédé sa place à la noirceur, qui, elle, a rendu les Jardins Gamelin magnifiques. Tout était illuminé, ce qui rendait le cadre envoûtant (et les influences de la bière redoublaient cet effet!).

C’est un événement qu’il vaut la peine de visiter, et qui met de l’avant le savoir-faire des brasseurs québécois et la qualité des produits d’ici. D’ailleurs, il est à parier que la prochaine Cuvée d’hiver attirera de plus en plus de visiteurs. Et comme me l’a mentionné Miki Trudel, c’est un événement qu’on risque de voir grossir d’ici peu, mais dont le mandat est qu’il garde sa saveur et son authenticité de départ.

Je vous invite à consulter mon 2e billet sur le Blog de bouffe dans lequel je vous raconte mes différentes dégustations et découvertes bières lors de la Cuvée d’été et à regarder le reportage que l’équipe d’On sen food a tourné cet hiver à La cuvée d’hiver.

– Annie Duhamel

La Cuvée d’été – Bières, bouffe et rock’n’roll

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À propos de l'auteur
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